Qu’est-ce-que la mode durable ?
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‘‘ La mode durable, c’est d’acheter bien, peu, et de garder ses vêtements

Isabel Marant

L’impact du marché du textile

Entre l’utilisation de substances chimiques et nocives pour la production et la fabrication des fibres, le gaspillage des ressources provoqué par la surconsommation de vêtements, et la pollution générée par les kilomètres parcourus par un vêtement avant d’arriver en boutique, la mode est clairement l’une des industries les plus polluantes au monde.

L’industrie textile représente 2% des émissions de gaz à effet de serre mondiales, plus que les vols internationaux et le trafic maritime réunis. La surconsommation de textile de moindre qualité a un impact écologique et social considérable : 700 000 tonnes de vêtements sont mises en vente chaque année en France, et seulement un tiers finiront recyclés.
Le coton est la matière la plus convoitée. Sa production massive consomme 25% des pesticides et 10% des herbicides mondialement produits. Pour produire 1kg de fibres de coton standard, l’irrigation requiert entre 5000 et 22000 litres d’eau, sachant qu’il faut en moyenne 1,3kg de coton pour fabriquer un tee-shirt.
De plus, les industriels utilisent de nombreux produits toxiques pour blanchir et teinter les vêtements. Ces produits, en plus des fibres synthétiques contenues dans certains vêtements, sont non seulement dangereux pour les ouvriers, dont les conditions de travail restent très dures dans certaines usines délocalisées, mais également pour les personnes qui les portent ainsi que pour l’environnement. En effet, lors du lavage, les produits chimiques et particules de micro-plastiques déversés dans les nappes phréatiques bouleversent les écosystèmes et seraient à l’origine de 20% de la pollution des eaux dans le monde.

Quelles alternatives pour la mode durable ?

Privilégier les petits créateurs, la slow fashion, des matières nobles certifiées et une fabrication européenne, c’est acheter des vêtements de qualité qui vont durer, s’assurer que les droits des ouvriers qui travaillent de la culture à la conception des vêtements soient respectés, et respecter notre peau et l’environnement, en limitant au maximum les pesticides.
La perfection n’est pas une solution. Mais chaque petit geste compte, pour laisser une meilleure planète à nos enfants.

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